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Quand le seul choix est le meilleur choix

À divers moments de notre vie, nous nous arrêtons pour évaluer les possibilités qui s’offrent à nous. Et si j’acceptais cet emploi? Et si je démarrais une entreprise? Or, il est pratiquement impossible d’imaginer les millions de voies que nous aurions pu emprunter si nous avions fait différents choix.

Pour Todd Sullivan, l’analyse de sa décision de déménager dans le Complexe communautaire de Carefor six ans plus tôt est claire et nette : « Je ne crois pas que je serais encore en vie. Mon état se dégradait très rapidement », explique-t-il. L’affirmation peut sembler étonnante, mais la suite de son récit semble confirmer ses dires. « Je vivais seul, ajoute-t-il. Je venais d’avoir une crise cardiaque, et je dépérissais dans mon appartement. Je me sentais seul et souffrant. »Todd Sullivan, Civic Complex Resident

Les récits de ce genre sont assez fréquents au Complexe communautaire de Carefor. Tous les résidents ne voient pas leur arrivée au Complexe comme un moment salutaire, bien sûr. Toutefois, pour bien des résidents, les autres options sont peu intéressantes. « Quand les gens arrivent ici, ils sont perdus, explique Todd. Ils ne savent pas où ils s’en vont. Deux mois plus tard, ils sont heureux et épanouis. C’est un peu comme une famille ici. »

Ce sentiment de faire partie d’une grande famille revient sans cesse dans le témoignage de Todd. Comme le dit si bien Megan Shepheard, la coordonnatrice des loisirs de Carefor, « [Todd] pourrait très bien travailler ici ». En effet, il s’occupe de plusieurs activités : il gère le petit magasin de l’immeuble, il est bénévole au bingo, il répare les montres des gens, et plus encore. Les maisons de retraite comme le Complexe ne conviennent pas à tout le monde, mais les gens qui se sentent seuls y trouvent une raison d’être et un sentiment d’appartenance.

Et que se passe-t-il avec les personnes qui ne peuvent vivre seules et qui n’ont pas les moyens de se payer une résidence privée? Comme le Complexe communautaire est la résidence la plus abordable de la vallée de l’Outaouais, c’est une excellente option pour les personnes qui éprouvent des difficultés financières. Megan se souvient d’un résident sous la responsabilité des services communautaires en santé mentale qui s’était retrouvé à la rue. Il a été accueilli au Complexe pour quelques mois, mais le Complexe est devenu sa famille, comme le dit si bien Megan. « Même lorsqu’ils lui ont trouvé un logement, il passait ses journées au Complexe. Une nuit, on l’a même retrouvé endormi dans le bâtiment pour les fumeurs parce que Carefor était sa famille. Nous avons donc contacté son travailleur social pour qu’il revienne à Carefor. Il nous a ensuite dit qu’il n’irait nulle part ailleurs, parce que c’est sa seule famille. »

Comme Carefor est un organisme sans but lucratif, son objectif principal n’est pas de faire des profits : c’est de répondre aux besoins des gens. Carefor s’efforce donc de garder ses prix les plus bas possibles pour que ses maisons de retraite soient accessibles à tout le monde. Pour certaines personnes de la vallée de l’Outaouais qui ne peuvent plus vivre seules, les seules options sont parfois l’hôpital ou les centres de soins de longue durée. Le Complexe communautaire et le Centre Mackay leur offrent plus qu’un toit et des services : ils leur offrent une famille, ce que bon nombre d’entre eux n’ont plus. Dans le but de garder les frais les plus accessibles possibles pour les résidents, Carefor dépense plus que ce qu’il reçoit en loyer. C’est là que la communauté entre en scène : les dons permettent de combler le manque à gagner financier.

Lucien Leblond, un résident du Complexe communautaire, explique la différence de coût entre le Complexe et les autres maisons de retraite de la région. « On peut aller vivre ailleurs, mais ça coûte beaucoup plus cher, explique Lucien. Ailleurs, ça coûte au moins 2 500 $. Ici, ça coûte 1 000 $ et moins. [Ici], ils nettoient ta chambre, ils font ton lavage, ils font tout. Je ne fais rien! », conclut-il en riant.

Le stress lié au vieillissement n’est pas toujours pris en compte par les gens. Le fardeau des tâches quotidiennes prend souvent de l’ampleur avec l’âge. Les tâches ménagères et les dépenses peuvent devenir lourdes à gérer. Même si certains souhaitent rester à domicile le plus longtemps possible, d’autres ne le peuvent tout simplement pas, et ne le devraient pas. C’est pourquoi le Complexe communautaire offre une solution viable aux personnes qui n’ont aucune autre option. « J’ai tout ce dont j’ai besoin ici, explique Lucien. Des repas, des activités et des amis. Je ne préoccupe de rien. » De plus, conclut Lucien, « ici, on n’est jamais seul ».

Todd abonde dans le même sens en soulignant l’importance des relations interpersonnelles lorsqu’on prend de l’âge. « Avant, je n’avais pas la famille que j’ai trouvée ici. J’étais seul. Je n’avais pas une très belle vie. Je n’étais pas vraiment bien. Tout le contraire d’ici. La meilleure chose que j’aie faite dans ma vie, c’est déménager chez Carefor! »

Vous souhaitez aider des personnes âgées à faible revenu de la vallée de l’Outaouais à trouver un chez-soi? Faites un don à carefor.ca/donate. Merci à l’avance de votre générosité!